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COSSACKS HISTORIQUE

Les amateurs de Stratégie en Temps Réel peuvent se réjouir puisque Cossacks : European Wars fait son entrée sur PC Le 6 Avril 2001. Un titre certes loin d'être parfait mais qui bénéficie d'un charme très particulier en dépit son petit côté poussiéreux.

   

Le jeu de STR dont on entend tant parler, censé rivaliser avec le célèbre Age Of Empire débarque enfin sur nos machines pour nous offrir des combats titanesques dans l'Europe des 17 et 18 èmes siècles. Au programme, de la STR pure et dure qui devrait réjouir les adeptes du genre. Seize pays seront aux rendez-vous des champs de bataille avec la possibilité de leur faire passer un siècle pour voir l'ensemble de leurs technologies progresser. Certes jusqu'ici rien de bien original me direz-vous, et pourtant. Cossacks nous propose de nous plonger dans une période historique rarement traitée, mais surtout, il propose une foule d'options, d'améliorations et d'unités qui risquent de stupéfier les habitués de la catégorie.

En terme de possibilités offertes voici donc un titre qui n'est pas avare et en premier lieu au niveau des modes de jeux puisqu'il sera possible de disputer des parties solo en choisissant de parcourir les différentes campagnes disponibles, d'effectuer des missions pré-définies ou de se lancer en mode carte contre l'ordinateur. Côté multijoueur, le choix vous sera donné entre le mode deathmatch ou les batailles historiques, jouables en réseau ou sur Internet. Bref, pas de quoi s'ennuyer. Mais c'est au niveau de son gameplay que ce titre réserve les meilleures surprises. Le système de création d'unités est similaire à ce que l'on rencontre habituellement dans cette catégorie et l'ensemble de votre nation débute avec un bâtiment principal et quelques paysans. Ensuite c'est un festival de constructions qui vous attend puisqu'il vous faudra vous équiper de toutes les structures dignes de satisfaire le maintien de votre économie et bien entendu de subventionner des campagnes militaires coûteuses. Du côté des armées, là encore, différents bâtiments vous permettent d'engendrer votre chair à canon qui comprend de nombreux types d'unités. Fantassins, artilleurs cavalerie lourde ou légère, tout un petit monde qu'il vous faudra entraîner physiquement afin d'optimiser votre force de frappe mais qu'il vous faudra également doter d'un armement amélioré en permanence grâce à votre académie et vos recherches. Comme dans Age, chaque type de combattant, qu'il s'agisse de l'infanterie ou du reste, gravit les échelons du savoir militaire pour devenir de plus en plus efficace au cours des combats.

Côté interface et maniabilité on peut afficher en revanche une légère déception. Le jeu souffre en effet de quelques lenteurs et les déplacements massifs de vos troupes vous sembleront un peu longuets même en mode accéléré. Le défilement de la carte manque pour sa part de fluidité et de précision. L'interface de son côté paraît un peu défraîchie et pas franchement simple d'utilisation de prime abord. Qu'on se rassure on s'y habitue rapidement même s'il faut parfois plisser les yeux sous certaines résolutions. On se félicite en revanche des nombreux raccourcis claviers qui permettront une fois bien utilisés de faire la différence en mode multijoueur en optimisant la vitesse de la sélection des unités ou des ordres que vous leurs donnez. On note par ailleurs de nombreuses formations possibles qui donneront une dimension véritablement épique aux batailles qui prennent rapidement des proportions monstrueuses tant il y a de monde à l'écran.

Les graphismes pour leur part font dans la grande sobriété en affichant un petit côté désuet. Les sprites pour les animations des unités connaissent quelques incohérences mais globalement tout va bien. De toutes manières, ce n'est pas dans son aspect visuel que réside la force de jeu. Les cartes sont quant à elles détaillées tout comme les unités et la topographie offrira de véritables possibilités stratégiques. Pour ce qui est des sons c'est en revanche un peu fade et l'on ne peut que reconnaître que tout ceci manque de mordant, qu'il s'agisse des musiques ou des effets qui sont pourtant présents en nombre conséquent.

Cossacks European War s'avère donc un très bon titre de STR qui ne devrait pas décevoir les puristes. Loin d'être exempt de défauts il devrait satisfaire les fins stratèges qui préfèrent la richesse tactique plutôt que des graphismes et une interface de rêve. Dommage que l'on constate ça et là quelques petits manques car ce titre n'a pas à rougir des comparaisons avec Age qui se veut néanmoins plus accessible au grand public et aux néophytes.

Le 23 Novembre 2001, voilà une sortie qui, si elle laisse la plupart des joueurs indifférents, comblera de joie les amateurs de grandes fresques historiques et de batailles rangées. L'add-on officiel de Cossack ne se sera finalement pas trop fait attendre puisqu'il suit d'à peine six mois la sortie du jeu d'origine. Quoi qu'il en soit, si vous appréciez les conflits historiques et que vous venez de plier European Wars, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

Le succès de Cossacks : European Wars en aura peut-être surpris plus d'un, mais ce n'est pas seulement pour son contexte historique passionnant que ce titre aura su convaincre la plupart des adeptes de STR. Les joueurs ont su visiblement passer outre l'aspect visuel pas toujours très impressionnant de ce titre pour se pencher sur le potentiel ludique de ce titre, qui comporte, aussi bien en solo qu'en multijoueur, une profondeur de jeu indéniable en terme de gameplay et de stratégies. L' add-on officiel pour Cossacks constitue donc plutôt une bonne nouvelle, d'autant que, comme nous allons le voir tout de suite, cette extension constitue une véritable mine d'or pour les joueurs déjà conquis par le soft de GSC Game World.

Le contenu de The Art of War se révèle en effet particulièrement attrayant en regard de la tonne de nouvelles caractéristiques de jeu qu'il apporte au soft original. Petite précision pour les nouveaux venus : il est indispensable de posséder Cossacks European War pour faire fonctionner The Art of War, comme pour n'importe quel add-on, quoi. On ne s'étendra donc pas plus que ça sur le scénario et le contexte du jeu en question dans la mesure où il reprend les mêmes éléments que son aîné. The Art of War constitue en fait le prolongement de Cossacks et vous permettra de vivre de nouvelles campagnes au coeur de l'Europe du 18ème siècle.

Mais tournons-nous sans plus attendre vers les nouveautés apportées par ce fameux add-on. Le plus gros morceau concerne bien sûr les 5 nouvelles campagnes que rajoute cette extension, soit plus de 30 missions totalement inédites. Autant de scénarios qui permettront de jouer un rôle dans les guerres polonaises ou les guerres saxonnes, et bien d'autres encore. Le mode solo s'accompagne désormais de six nouvelles missions (guerre de Crimée, guerre du nord, etc...) et autant de nouvelles batailles historiques, le tout sous quatre degrés de difficulté différents. Un épisode qui marque également l'arrivée de deux nouvelles nations : la Bavière et le Danemark, et d'un certain nombre de nouvelles unités.

Un programme loin d'être suffisant pour les développeurs qui ont de la même façon consacré une grande partie de leurs efforts sur le mode multijoueur. La moindre des choses, après tout, pour un soft de plus en plus populaire sur le net. Outre la découverte de nouveaux territoires (dont la plupart sont quatre fois plus vastes que les cartes d'origine) qui découle de l'ajout de nouvelles maps, le joueur adepte du mode réseau ne manquera pas de s'enthousiasmer devant les nouvelles caractéristiques apportées en terme de gameplay. Le mode Conquête fait son apparition et vient compléter les modes Deathmatch et Score en axant davantage les conditions de victoire sur le contrôle des ressources.

L'interface du mode multijoueur s'est vue d'ailleurs relookée pour assurer une meilleure ergonomie, et une foule de nouveaux paramètres ont été intégrés. Plus important, le joueur aura désormais la possibilité de faire des alliances avec l'ordinateur, et deux joueurs pourront se partager une même nation en se consacrant d'un côté sur la gestion des ressources et de l'autre sur l'aspect militaire. Le jeu sur internet bénéficiera désormais d'un classement qui permettra à chacun de connaître son rang et de recevoir des insignes. Enfin, il est maintenant possible de sauvegarder des parties entières à l'aide d'une caméra de façon à les revisionner par la suite.

On le voit, les développeurs n'ont pas fait les choses à moitié, et le gameplay lui-aussi se voit pour l'occasion sensiblement améliorer. Que ce soit au niveau de la jouabilité ou des raccourcis clavier, tout a été pensé pour rendre l'interface plus ergonomique. La plupart des unités disposent de fonctions inédites, et leur contrôle se révèle facilité par l'intégration de nouveaux paramètres et formations. Un certain effort a été apporté pour tenter de rendre l'IA plus crédible, ainsi les unités contrôlées par le CPU devront nécessairement explorer la carte pour savoir quelle stratégie adopter, ce qui n'était pas le cas dans Cossacks. Cerise sur le gâteau : The Art of War rajoute pour la première fois un éditeur de cartes et de missions qui devrait assurer au titre une durée de vie encore plus grande. Bref, voilà un add-on tout à fait honorable et consistant qui devrait séduire sans aucun mal les nombreux adeptes de Cossacks.

 

Après The Art Of War, c'est en Octobre 2002 que sort l' extension un peu particulière que nous proposent GSC Game World et CDV. Cossacks : Back To War c'est en effet le add-on qui fonctionne en Stand Alone, pour ceux qui ne comprendraient rien à ce charabia, c'est une extension qui ne nécessite pas le jeu original pour fonctionner, mais comme vous vous en doutez, ce n'est pas là son unique qualité...

Alors nous on aime bien les extensions comme ça... Vous ne connaissez peut-être pas le problème mais nous on a un réel souci avec les add-on. Le souci, c'est de retrouver le titre original parmi les milliers de jeux qui s'entassent dans nos armoires afin de pouvoir commencer à jouer à l'extension. Vidage en règle des armoires, la question qui tue pour savoir si le jeu avait une boîte, crise de nerf, et finalement, coup de fil aux aurores pour que la nana de l'un d'entre nous sorte de son lit et nous amène le précieux titre original. Il est bien connu que les jeux faisant l'objet d'extensions sont TOUJOURS chez le même rédacteur... Bref, Cossacks : Back To War a déjà un premier avantage, il évite les réveils brutaux de certaines, ce dont vous vous fichez sûrement et plus sérieusement, il vous permettra pour le prix d'une extension de disposer d'un jeu complet. Voilà qui est déjà appréciable, mais ce n'est pas tout. Sachez que BTW apporte pas moins d'une centaine de nouvelles missions en solo, deux nations supplémentaires (Suisse et Hongrie) ainsi que deux nouvelles unités pour l'Algérie et la Turquie avec les Bédouins. En clair voici quelques nouveautés assez sympathiques venant à s'ajouter à un jeu de STR déjà très réussi à l'origine.

Pour ce qui concerne les deux nouvelles nations, on retrouvera pour chacune ses unités et constructions spécifiques. On retrouvera bien entendu les caractéristiques déjà apportées par Cossacks : European Wars et sa première extension. Concernant les 100 nouvelles missions, celles-ci sont variées et permettront de jouer sur des maps diverses, aux côtés des différentes nations avec à chaque fois de nouveaux enjeux. Attention, ces missions ne sont pas toujours évidentes, même en mode facile; lorsque l'on sait qu'il y quatre niveaux de difficulté, cela laisse imaginer l'impact sur la longévité du jeu même en solo. Et justement, en dehors du mode solo, les fans du multijoueurs auront également de quoi faire. Un serveur dédié est mis à leur disposition, on retrouve un système de championnats avec classement des joueurs sur le Net ainsi que le système VIZOR qui permettra de visionner les parties des autres.

Autre petit plus, la présence du Mod Cossacks qui fonctionne indépendamment du jeu et qui permet de disposer de nouvelles unités uniques chacunes dotées de leurs caractéristiques propres. Formations plus grandes, nouvelles pièces d'artillerie, en clair, un gameplay qui change un peu et propose quelques nouveautés en terme de stratégie. Et comme ce add-on ne nécessite pas la version originale du jeu, il n'est pas exclu que certains en profitent pour découvrir Cossacks. Qu'ils se rassurent, si le jeu est assez technique et même parfois complexe, on dispose toujours d'un tutorial qui permettra de se familiariser avec le jeu de STR.

Côté réalisation, pas de changement notable, si ce n'est des cartes qui semblent plus grandes. Les animations sont réussies, le niveau de détail correct, et tout juste avons-nous constaté quelques bugs d'affichage sur certaines configurations lors de la sélection des bâtiments. Côté sonore, le tout reste à la hauteur de ce que l'on connaissait.

Au Final Back To War s'avère une extension plutôt réussie-t-elle relance de manière plus que correcte l'intérêt du titre original, en apportant tout autant de contenu pour les amateurs de jeu en solo que pour ceux qui s'adonnent au multijoueur. Les fans devraient apprécier.


La série des Cossacks, avec ses add-on, s'est écoulée à plus de 2,5 millions d'exemplaires à travers le monde. Il était donc normal qu'une vraie suite voit le jour et c'est le 15 Avril 2005 que Napoleonic Wars, un jeu qui ne se contente pas d'opérer un léger remaniement du titre original mais qui est véritablement pétri de nouveautés. Revue de détails.

La première des choses que l'on remarque dans un jeu, ce sont évidemment les modes qu'il propose. Et bien dans ce domaine, Cossacks 2 innove avec une toute nouvelle option nommé "Conquête de l'Europe". Intrigué, le joueur clique fébrilement sur le bouton pour voir de quoi il s'agit et là, il tombe sur une carte du continent divisée en plusieurs zones, façon wargame. Le but du jeu ? A la tête de votre nation, vous devez conquérir toutes les régions de la carte. Tout se déroule en tour par tour. Pendant votre tour, vous pouvez déplacer vos troupes sur la carte, augmenter la défense d'une de vos positions (moyennant finances), faire un échange commercial, conclure un traité diplomatique... C'est un véritable wargame "light" auquel on a droit. Mais la grande spécificité de ce mode c'est que dès que l'on investi une zone adverse avec notre armée, l'affichage bascule et l'affrontement à lieu par le biais du moteur du jeu. Ce mode est un petit plus vraiment sympathique.

Mais le gros morceau du jeu c'est évidemment la campagne. Celle-ci est globalement d'une difficulté un peu plus élevée que dans le précédent Cossacks. En effet, le jeu réclame beaucoup de doigté et la méthode du rentre-dedans est ici vouée à l'échec. Le joueur contrôle toute une armée divisée en groupes (l'infanterie, les cavaliers...) qui ont chacun leurs spécificités. Il existe plus de 140 types d'unités différentes dans le jeu et il faut apprendre à utiliser au mieux leurs compétences si l'on veut arriver à quelque chose. Chacune est d'ailleurs revêtue des costumes d'époque et les caractéristiques des armes ont fait l'objet de recherches particulières de la part des développeurs pour mieux coller à la réalité historique. Et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est réussi : la balistique a été particulièrement soignée et à tout moment dans le jeu il est possible de connaître la portée de tel ou tel groupe de soldats par un ingénieux système de couleurs. Ainsi, si un ennemi se trouve dans la zone rouge, proche du groupe en question, il subira des dégâts importants, dans la zone jaune des dégâts moyens...

Toujours concernant les groupes, il est indispensable de bien choisir sa formation pour minimiser ses pertes : l'une est adaptée pour la marche, l'autre pour tenir une position et la dernière enfin pour l'attaque (c'est la formation en ligne). Le jeu pousse d'ailleurs le vice jusqu'à permettre au joueur de choisir quelle est la ligne qu'il veut faire tirer : il suffit pour cela de cliquer sur les icônes prévues à cet effet. On peut donc très bien faire entrer en jeu la première ligne d'un groupe, puis la seconde et enfin la troisième et ainsi de suite pour que l'ennemi soit toujours sous un feu nourri. Intéressant ! Si le contrôle d'un groupe est relativement aisé : lancer un petit raid de cavalerie contre un poste avancé de l'ennemi ne réclame pas une organisation très poussée, c'est une toute autre histoire lorsqu'on doit faire face à une grande armée. Pour cela, une véritable stratégie doit être mise sur pieds. On doit placer ses troupes judicieusement (idéalement on prévoira aussi des guérisseurs à l'arrière pour minimiser les pertes) et surtout, tenir compte du terrain !

Et c'est justement l'une des améliorations comparé au premier volet : l'importance du terrain est décuplée. Ainsi par exemple, l'artillerie a une portée plus grande sur les hauteurs tandis que les zones marécageuses ralentissent la vitesse de vos troupes. Elles réservent même quelques surprises pour les boulets de canon qui peuvent tout simplement ne pas fonctionner à cause de l'eau qui éteint la mèche ! Quand je vous disais que le soucis du détail était poussé à l'extrême. Pour arriver à un tel résultat, les développeurs ont modélisé le terrain en 3D. Les graphismes s'en trouvent grandement améliorés comparé à Cossacks premier du nom. D'ailleurs, il y a deux niveaux de zoom et celui qui est éloigné est parfait pour constater l'état des troupes en présence avant une bataille. Troupes qui peuvent être très importantes puisque le jeu est capable d'afficher pas moins de 64 000 unités simultanément à l'écran, ce qui donne évidemment lieu à des batailles dantesques dans lesquelles les mauvais choix tactiques se payent cash. On comprend dès lors pourquoi Cossacks 2 est assez gourmand en ressources matérielles : le PC doit calculer l'IA (qui s'avère être très convaincante) mais aussi l'affichage de toutes ces unités. La fluidité n'est donc pas toujours parfaite. En outre, on déplore quelques retours Windows qui, nous l'espérons, seront très vite corrigés avec un patch.

Les personnes qui ont joué à American Conquest (des mêmes développeurs) doivent se poser une question : quid de la gestion économique dans Cossacks 2 ? En effet, certains joueurs avaient regretté un gameplay trop orienté sur la défense dans ce précédent titre où l'on passait, il est vrai, beaucoup de temps à construire sa base et à se renforcer plus qu'à véritablement combattre. Et bien qu'ils se rassurent car ce point a été totalement revu. De l'aveu même des développeurs d'ailleurs, la gestion économique tient moins de place dans Cossacks 2 même si elle est toujours présente. En effet, il s'agit toujours de construire des bases et de récolter des ressources, mais désormais, les cartes de jeu intègrent d'office des villages. Ces villages, qui sont répartis sur la carte, permettent d'alimenter votre empire en ressources (charbon, fer, nourriture, or). Vous comprenez tout de suite l'enjeu : il faut essayer de s'emparer d'un maximum de ces villages (et tenter de les garder) pour avoir un maximum de ressources. On voit ensuite des convois partir des villages pour rejoindre votre capitale et la ravitailler par les biais de routes. Vous pouvez d'ailleurs très bien couper les vivres de votre ennemi en mettant en place des barrages sur les voies qui relient ses villages à sa capitale. Ainsi affaibli, vous aurez certainement moins de mal à le vaincre lors de l'assaut final. Mais attention, car l'IA connaît elle aussi cette astuce et n'hésite pas à l'utiliser !

Le jeu gère aussi le moral des troupes. Des soldats motivés sont plus efficaces au combat mais, si à l'inverse, ils ont le moral dans les chaussettes, ils pourront tout simplement fuir la bataille ! Ce qui, avouez-le, est assez gênant. Pour que vos troupes aient toujours un bon moral, il faut donc veiller à ne pas trop les fatiguer par de longues marches, des changements de formations nombreux, des batailles successives ou les mettre face à des combats perdus d'avance. Pour les débutants, il est possible d'activer l'option "arcade" qui diminue l'influence du facteur moral : en gros, les unités désertent moins facilement. Hormis la campagne et le mode conquête de l'Europe, il est aussi possible de participer à des parties "escarmouches fictives" ou à des affrontements qui reprennent les paramètres de certaines grandes batailles comme Austerlitz ou Ulm. Hélas, tout cela est limité à 2 joueurs. On ne peut donc pas faire entrer en jeu plus de 2 camps parmi les 6 présents (France, Angleterre, Prusse, Egypte, Autriche, Russie). On déplore d'ailleurs le manque de réglages disponibles dans les escarmouches : on choisi sa carte, sa nation, si on veut ou non activer le mode arcade et c'est tout ! On ne peut pas décider du nombre d'unités maximum, des ressources de départ... Dommage ! Signalons enfin qu'évidemment un mode multijoueur reprenant les cartes du mode escarmouche est présent et permet à 6 joueurs de s'affronter en LAN ou sur le net.

Au final, on se retrouve en présence d'un excellent jeu de stratégie qui manque de très peu le titre de jeu culte à cause de l'absence de possibilités de paramétrage des parties en escarmouche et en multijoueur, de la présence de quelques retours Windows et d'un moteur graphique qui aurait pu être mieux optimisé

GSC Game World remet le couvert ! Après le très bon Cossacks 2 : Napoleonic Wars, les développeurs ukrainiens nous gratifient d'un stand alone nommé Battle for Europe. Dans ce dernier, qui ne nécessite pas le jeu original pour fonctionner, l'accent a été mis sur le contenu, vraiment complet d'autant que la bête est proposée à un prix très raisonnable.

Un petit rappel est nécessaire pour tous ceux qui ne connaîtraient pas encore la série des Cossacks. Il s'agit de jeux de stratégie temps réel qui ont pour principale caractéristique de permettre au joueur de créer d'énormes armées de plusieurs milliers d'unités. Inutile de dire que les formations de combat jouent un rôle primordial dans les batailles à grande échelle auxquelles on peut participer. L'aspect réaliste de Cossacks 2 va jusqu'à proposer une balistique très étudiée reprenant la portée et les réactions des armes du XIXème siècle. En plus, les notions de moral des troupes, de fatigue et d'expérience entrent en ligne de compte et ne doivent pas être sous-estimées sous peine de se retrouver avec une armée en fuite qui ne vous obéit plus. Battle for Europe reprend évidemment tout cela et améliore quelques petits détails comme l'intelligence artificielle légèrement retouchée.

Les lieux en altitude donnent un avantage non négligeable.Ce que l'on remarque en premier lieu, ce sont les trois nouvelles nations qui s'ajoutent aux six forces déjà en présence dans Napoleonic Wars. Outre la France, l'Angleterre, l'Autriche, la Russie, la Prusse et l'Egypte, on voit apparaître l'Espagne, la Pologne et la confédération du Rhin. Ces Etats ont évidemment quelques unités et bâtiments propres, puisqu'au total ce ne sont pas moins de 180 unités et 190 bâtiments que l'on retrouve dans Battle for Europe. Largement de quoi faire. Vous aurez le temps de les découvrir grâce aux quatre nouvelles campagnes qui nous sont proposées. Trois d'entre-elles sont en effet dédiées à ces nations, quant à la dernière, elle nous fait contrôler la France. Evidemment, tout cela se déroule au coeur des Guerres Napoléoniennes, guerres qui ont véritablement changé la face de l'Europe. Les faits historiques ont été traités avec un grand respect de la part des développeurs et même les historiens les plus pointus n'y trouveront rien à redire. Une véritable leçon d'histoire.

Le mode Conquête de l'Europe est de retour avec les trois nouvelles nations.Outre les quatre campagnes, qui vous occuperont déjà un bon moment, le mode Conquête de l'Europe est lui aussi de la partie. Vous savez déjà de quoi il s'agit si vous avez joué à Napoleonic Wars, mais disons brièvement ce que c'est pour les autres. En fait, il s'agit d'une sorte de wargame. Vous jouez sur une carte de l'Europe divisée en plusieurs territoires, la possession de chacun d'entre-eux vous permettant d'amasser des ressources. Evidemment, le but est d'avoir un maximum de territoires. Pour cela, vous déplacez vos troupes en tour par tour, case par case, et dès que vous êtes en territoire ennemi, un combat s'engage pour décider à qui reviendra la zone en question. Le combat se déroule comme une mission du mode campagne et le jeu redevient alors un STR. Signalons aussi que ce mode Conquête pour l'Europe permet de gérer la diplomatie (traités de paix, alliances avec d'autres nations...), les ressources, les défenses de vos zones et la création d'unités. Battle for Europe ajoute la possibilité de jouer avec les trois nouvelles nations à ce mode. Hélas, les tours adverses lorsque c'est l'I.A. qui gère les autres nations, restent assez lents. En outre, il est toujours impossible de simuler les combats. On est obligé de les effectuer "à la main". Deux petits défauts qui auraient mérité d'être corrigés dans ce stand alone.

Le gros point fort de la série des Cossacks : les batailles avec plusieurs milliers d'unités.L'escarmouche et le multijoueur se voient eux aussi largement boostés par l'apport de 10 nouvelles cartes et de trois nouvelles batailles historiques. En l'occurrence, il s'agit de Waterloo (un très mauvais souvenir pour la France), Leipzig et enfin Borodino. Si les batailles historiques ont des camps déjà prédéterminés pour coller au mieux à la réalité, pour ce qui est des autres cartes, il est possible d'y jouer à 6 et de former des groupes pour batailler en 2 vs 2, 3 vs 3, chacun pour soi ou encore 1 vs 3 vs 2 vs 1, tout est possible. Si le contenu de ce stand alone ne peut pas être pris en défaut, il faut bien dire que ce n'est pas le cas du moteur graphique qui se révèle être vraiment gourmand. Si vous ne disposez pas d'un gros PC, vous risquez d'avoir des saccades pendant les parties, surtout lorsque la carte doit supporter plusieurs milliers d'unités. En revanche, si vous avez le PC de la mort qui tue et que vous aimez les jeux de stratégie historiques, vous pouvez vous jeter sur Cossacks 2 : Battle for Europe qui ne vous décevra pas.