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NAPOLEON ET AUTUN
 

Gallo-romaine
médiévale
moderne
contemporaine

Le Lycéé Militaire
Napoléon à Autun

  
AUTUN ET NAPOLEON

y

Sur ce post vous allez découvrir les raisons qui ont poussés Napoléon Bonaparte à étudier dans la ville d'autun,qui par la suite donna son nom à ce Lycéé .

Sera aussi évoqué Charles Talleyrand qui le 2 novembre 1788, est nommé évêque d’Autun par le roi Louis XVI et fut au Ministre des Relations extérieures de Napoléon .

 

B O N A P A R T E ,
C h a r l e s

Père de Napoléon

Charles Bonaparte est fils unique, ayant perdu son père très jeune, c'est son oncle l'archidiacre Lucien qui devient son tuteur. Il fait des études de droit à Pise (Italie), pour être avocat, et revient dans son île pour épouser, en 1764, Lætitia Ramolino; il a dix-huit ans, elle en a quatorze. C'est un ménage plus près de l'enfance que de la maturité qui va secouer le monde avec sa progéniture. Elle lui donnera treize enfants. Les huit survivants seront tous prince ou princesse, reine ou roi. Et Empereur.

En 1768, Charles Bonaparte prend fait et cause pour Pascal Paoli, patriote corse qui n'admet pas de voir son île devenue française par le traité de Versailles de 1768. Les Génois, lassés d'une suzeraineté sur une terre en constante ébullition, ont cédé pour quelques millions leurs droits à la France. Paoli refuse la transaction et vient chercher de l'aide auprès des Anglais, Charles le rejoint. Mais les patriotes corses sont battus, pourchassés, et écrasés le 9 mai 1769 à Ponte-Nuovo par l'armée du roi Louis XV, commandée par le comte de Vaux. Parmi les fuyards, Charles et sa jeune épouse enceinte de six moi avec dans ses bras leur premier enfant, Joseph, le bébé à naître reprendra le nom d'un cousin prénommé Napoleone, quis'est battu et va mourir à Corte au mois d'août.

Charles Bonaparte ne participe pas à la reddition des derniers opposants, réfugiés au Monte Rotondo. Il se rend à Pise, pour soutenir sa thèse de docteur en droit; dès son retour, il est avocat et obtient une charge d'assesseur de la juridiction royale d'Ajaccio. Voyant tous les avantages que peu lui procurer la France, elle a besoin de trouver des appuis dans le pays, il entame alors une série de démarches qui vont durer toute sa vie. Il fait d'abord reconnaître son origine noble - de plus de quatre générations - statut que niera son fils pendant la Révolution, il peut ainsi monnayer son ralliement complet à la France. Il recontre le général Comte de Marbeuf, nommé gouverneur militaire de l'île en 1772, rencontre qui s'avérera décisive pour l'avenir des Bonaparte.

Infatigable quémandeur, le père attend de la France qu'elle se charge gratuitement de l'éducation de ses enfants et lui offre quelques concessions lucratives. En 1777, Charles est envoyé à Versailles pour présenter au roi "l'hommage de l'île". Il se faît connaître puis revient, auprès de Monsieur de Marbeuf et de son intendant Boucheporn, négocier une bourse d'études pour le demi-frère de sa femme, Joseph Fesch. Celle-ci obtenue, il s'embarque le 15 décembre 1778, emmenant avec lui ses deux fils ainés, Joseph et Napoléon pour lesquels il est bien décidé à obtenir une place d'élèves du roi dans un collège. Il arrive à Autun où le frère du gouverneur de Corse est évêque; il met alors ses deux fils en pension afin qu'ils aprennent le français et monte à Paris présenter sa requête à Louis XVI. Il finit par avoir gain de cause; il ne peut obtenir que ses deux fils soient placés dans le même établissement. Napoléon destiné à la carrière militaire ira à Brienne et Joseph plus calme restera à Autun.

L'été 1784, Charles revient en France pour conduire à Saint-Cyr sa fille Marie Anne, la future Elisa qui a juste sept ans et vient d'être acceptée dans cette fameuse école fondée par Madame de Maintenon. Il emmène également Lucien, son fils de neuf ans à Brienne rejoindre son frère Napoléon qui quittera ce collège en octobre. Il commence à s'inquiéter pour sa santé et consulte le médecin de la reine, M. de La Sonde.

Ayant essayé en vain de faire entrer Joseph à l'école militaire sans concours, il rentre en Corse et le ramène avec lui. Dès le mois de janvier suivant, il effectue son dernier voyage, en compagnie de son aîné. En arrivant à Marseille, il va prendre des soins auprès du docteur Turnatori qui lui conseille d'aller à Montpellier, faculté de médecine réputée. Les médecins diagnostiques une tumeur au pylore, inopérable. Il meurt le 24 février 1785 en présence de son fils et de Joseph Fesch.

Ainsi disparaît à trente-neuf ans cet homme aimable, ambitieux, souple, quelques fois léger, qui s'est battu pour élever correctement ses enfants. Il est enterré dans l'église des Cordeliers de la ville.

Il est à noter queors de différent déplacement Napoléon du s'arreter à Autun et dormit à l'Hotel Saint-Loius

y séjournèrent, en effet, l'Empereur Napoléon Bonaparte et la gracieuse Joséphine.

 


"

T A L L E Y R A N D -
P E R I G O R D ,
C h a r l e s , M a u r i c e

Prince de Bénévent
minstre de l'Empire
grand Chambellan de l'Empire
Pair de France

Issu d’une famille française noble, Talleyrand est victime à l’âge de 4 ans d’un accident qui le rendra boîteux. La carrière des armes lui étant de ce fait interdite, son père, lieutenant général du roi, le dirige vers les ordres. A onze ans, il échappe miraculeusement de la petite vérole et entre au séminaire de Saint-Sulpice réputé pour son régime redoutable. Grâce à l’appui de son oncle, futur archevêque de Reims, dès 1779, à l’âge de 25 ans, il est prêtre commendataire et agent général du clergé l’année suivante et multiplie les conquêtes féminines sans que cela soit sanctionné. Le 2 novembre 1788, il est nommé évêque d’Autun par le roi Louis XVI.

Il mène une vie dissolue, contractant des dettes de jeu et trainant dans toutes les cours. L’évêque d’Autun propose à l’Assemblée Nationale, le 10 octobre 1789, la nationalisation des biens de l’Eglise. Le 26 février 1790, il est élu président de l’Assemblée. Le14 juillet de la même année, il célèbre la messe de la Fête de la Fédération, première commémoration de la prise de la Bastille.

Quand l’Assemblée vote, en septembre, l’obligation pour le clergé de prêter serment à la Constitution civile, Talleyrand se range au nombre des «jureurs», ce qui horrifie son oncle et le Pape Pie VI. Aussi, Talleyrand donne sa démission d’évêque. En 1792, il est envoyé à Londres par le gouvernement, en mission diplomatique. Il revient en France le 15 juillet et peu après, le 10 Août, dans un texte, justifie la déposition du roi qui vient d’être enfermé au Temple. Vient la Terreur. Talleyrand estime prudent de s’éloigner.

Il repart pour Londres, non sans avoir obtenu un passeport signé de Danton. En effet, l’armoire de fer découverte aux Tuileries peu de temps après dans l’appartement de Louis XVI recèle des papiers qui le compromettent et un acte d’accusation est dressé contre lui en décembre 1792. En 1794, chassé d’Angleterre, il part pour les Etats-Unis où il vivra de spéculations. En juin 1795, il adresse une pétition à la Convention où il clame ses sentiments républicains. Grâce à l’appui de Barras, de l’abbé des Renaudes et surtout de Mme de Staël, il peut revenir à Paris le 21 septembre 1796 . Il obtient du Directoire ministère des Affaires étrangères le 18 juillet 1797.

C’est l’époque des grandes victoires de Bonaparte pendant la première campagne d’Italie. Talleyrand entre en contact avec lui par correspondance avant de le rencontrer pour la première fois le 6 décembre 1797, le lendemain du retour du général à Paris. Il donne une fête en l’honneur de Joséphine et encourage Bonaparte dans ses projets égyptiens sans doute pour se construire un asile doré au cas où les choses tourneraient mal. En son absence, Talleyrand, devenu impopulaire, offre sa démission au Directoire, le 13 juillet 1799, et prend conatct avec Louis XVIII.

Quand Bonaparte revient à Paris, c’est Talleyrand qui organise les rencontres entre le général et Sieyès, préliminaires au coup d’Etat du 18 Brumaire. En récompense, il redevient ministre des Relations extérieures sous le Consulat. Napoléon apprécie son «insolence toute princière» et son maintien empreint de dignité, qui donne un certain cachet à son gouvernement. En 1802, après la promulgation du Concordat, le Pape dispense Talleyrand de dire la messe et ce dernier affecte de voir là l’autorisation d’épouser sa concubine, Mme Grand. Talleyrand conseillera toujours à Napoléon une politique étrangère souple. Il prône une alliance autrichienne et juge que la paix ne sera pas possible en Europe tant que les armées françaises seront au-delà du Rhin et des Alpes. Napoléon ne suivra pas ses conseils.

Talleyrand signe en décembre 1805, après la victoire d’Austerlitz, le traité de Presbourg, dont il désapprouve pourtant les conditions très dures imposées aux Autrichiens. Ses services lui vaudront la fonction lucrative de Grand Chambellan en 1804, après le sacre et le titre de prince de Bénévent en juin 1806. Il poussera aussi son maître dans des entreprises pas toujours heureuses. Il est l’instigateur de l’assassinat du duc d’Enghien, au début de l’année 1804. Mais, soufflera à Napoléon l’idée d’une monarchie héréditaire et plus tard lui conseillera d’épouser une princesse autrichienne. C’est lui encore qui soulignera les dangers d’avoir des Bourbons sur le trône comme voisins en Espagne.

Dès 1806, Talleyrand juge que Napoléon court à sa perte; nommé vice-Grand électeur l’année suivante, il abandonne son poste de ministre des Relations extérieures. Cependant, Napoléon continue de faire appel à ses conseils. Le 24 septembre 1808, lors de la rencontre d’Erfurt, Talleyrand joue le rôle d’un étrange ambassadeur : il assure le représentant autrichien qu’il fera tout son possible en sa faveur et prévient le tsar contre les "visées expansionnistes" de Napoléon. En janvier 1809, à l’occasion de l’affaire d’Espagne, Talleyrand, qui accueille pourtant les princes espagnols dans sa propriété de Valençay, désapprouve publiquement la politique de l’Empereur et se rapproche ostensiblement de Fouché, son ennemi juré. Cela lui attire les foudres de l’Empereur qui, rentré précipitamment à Paris, l’invective violemment pendant plus de trois heures pour conclure, excédé par son apparente impassibilité : "Tenez, vous êtes de la m… dans un bas de soie !". Dès lors, Talleyrand ne s’embarrassera plus des formes pour le trahir.

Il entretient une relation suivie avec Metternich, ambassadeur d’Autriche à Paris, qu’il informe des intentions de l’Empereur et même des mouvements de troupes. Cependant, il conserve toujours un ton caressant vis-à-vis de l’Empereur qui lui offrira plus tard l’hôtel de Varennes. A cette époque, il devient l’amant de la duchesse de Courlandes; plus tard, il lui préfèrera sa fille, devenue sa nièce par son mariage avec Edmond de Périgord. Pendant la campagne de Russie, en 1812, les partisans du rétablissement des Bourbons trouvent en lui une oreille complaisante. Le 31 mars 1814, les Alliés occupent Paris. Talleyrand héberge le tsar Alexandre et plaide la cause des Bourbons. Il est élu président du gouvernement provisoire par le Sénat et le lendemain, il vote la déposition de Napoléon au profit de Louis XVIII, qu’il accueillera lui-même, ayant assuré la transition.

A nouveau ministre des Affaires étrangères, il part le 16 septembre de la même année pour le Congrès de Vienne où il jouera un rôle prépondérant. Grâce à son immense habileté diplomatique, il parvient à faire reconnaître la France comme une grande puissance et obtient une paix honorable pour son pays. Cependant, les ultra-royalistes proches du roi n’apprécient pas beaucoup Talleyrand. Le 20 septembre 1815, ce dernier est remercié. Il demeure à l’écart du pouvoir jusqu’en juillet 1830 où il intervient pour favoriser l’accession de Louis-Philippe au trône. Ce dernier le nomme ambassadeur de France à Londres.

A 76 ans, Talleyrand part à nouveau en mission diplomatique. Il connaît là-bas un triomphe certain et des succès diplomatiques. Au cours de l’année 1832, l’amitié franco-anglaise est devenue une véritable alliance, cimentée le 22 avril 1834 par la signature de la Quadruple Alliance, réunissant la France et l’Angleterre à l’Espagne et au Portugal. Sur ce coup de maître, Talleyrand s’efface quelques mois plus tard de la scène politique, cette fois définitivement. Deux siècles plus tard, le personne de l'épopée le plus connue après Napoléon continue de susciter des interrogations. Lui-même s’est défendu, dans ses Mémoires, d’avoir toujours servi loyalement la France, dans quelque situation qu’elle se trouvât.